Sciences de la Vie et de la Terre
Classe de Terminale Scientifique
- Les textes de cette couleur ne
sont plus étudiés en raison des allègements des programmes des lycées -
B.O. n° 12 du 29 octobre 1998
Précisions B.O. n° 8 du 25/02/99 et de l'APBG (bulletin n° 4 - 1998)
- Les thèmes écrits en italique sont abordés en
Spécialité.
• 1ère partie (Génétique)
• 2ème partie (Immunité)
• 3ème partie (Système nerveux))
• 4ème partie (Régulation hormonale)
• 5ème partie (Évolution)
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1ère Partie : UNICITE
GENETIQUE DES INDIVIDUS ET POLYMORPHISME DES ESPECES
(5 à 6 SEMAINES)
1. Origine du polymorphisme génique.
- Les mutations sont à l'origine du polymorphisme génique. Elles peuvent
consister en une substitution, une délétion, une addition d'un ou
plusieurs nucléotides. Les polypeptides qui les expriment différent du
polypeptide initial.
- Des mutations affectent en permanence le génome de l'ensemble des
cellules de l'organisme. Seules celles affectant les cellules de la lignée
germinale peuvent être transmises aux générations suivantes.
2. Mécanismes fondamentaux de la reproduction
sexuée; cycle de développement.
- Le cycle de développement de toutes les espèces à reproduction sexuée
est marqué par l'alternance d'une phase diploïde et d'une phase haploïde.
- La méiose, ensemble de deux divisions cellulaires, assure le passage de
la phase diploïde à la phase haploïde. Chaque cellule issue de la méiose
ne possède qu'un seul exemplaire de chaque paire de chromosomes, donc un
seul allèle par gène.
- La fécondation se caractérise par la mise en commun des n chromosomes de
chaque gamète et rétablit l'état diploïde.
3. Brassage génique assuré par la reproduction
sexuée et unicité génétique des individus.
- Les cellules affectées par la méiose sont hétérozygotes à de nombreux
loci. En conséquence, au cours de la première division de la méiose, le
brassage intrachromosomique assuré par le crossing-over à la prophase et
le brassage interchromosomique résultant du comportement indépendant des
chromosomes de chaque paire à l'anaphase font que les cellules issues des
méioses sont toutes génétiquement différentes.
- La rencontre au hasard de gamètes génétiquement différents au cours de
la fécondation conduit à doter tout zygote d'une combinaison originale des
allées des gènes de l'espèce.
4. Diversité génétique des populations.
- Au sein de toute population, il existe une variation
génétique.
- Par la pression sélective qu'ils exercent, des
facteurs de l'environnement contribuent à augmenter la fréquence de
certains allées au sein de populations définies.
- Les migrations tendent à diminuer les divergences
génétiques entre les populations d'une espèce. La sélection naturelle
les accentue dans le cas où les populations sont placées dans des
conditions d'environnement différentes.
- Il n'existe pas d'allèles spécifiques permettant
de définir telle ou telle population humaine. Les populations humaines
différent par la fréquence relative des allèles de certains gènes.
5. Prévisions en génétique humaine.
- Les prévisions, en termes de probabilités qu'on peut faire sur le
phénotype de la descendance d'un couple pour un caractère donné
impliquent la connaissance :
- du phénotype des ascendants du couple et/ou d'autres membres plus ou
moins éloignés de la famille ;
- de la dominance ou de la récessivité des allèles du gène en cause
;
- de la localisation chromosomique du gène considéré.
6. Applications et implications des connaissances
modernes en génétique humaine.
- Le diagnostic prénatal est fondé sur :
- la recherche des anomalies chromosomiques, par l'analyse des
caryotypes;
- les techniques du génie génétique permettant, pour un nombre
croissant de gènes, de réaliser une analyse génétique des individus
dés le stade embryonnaire.
- La connaissance des risques d'anomalies fonde les actions de
prévention et ouvre des perspectives thérapeutiques.
- Les applications modernes de la génétique humaine soulèvent des
problèmes bioéthiques.
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2ème Partie : MECANISMES DE
L’IMMUNITE
(5 semaines)
1. Soi et non-soi.
- Le soi d'un individu est défini par l'ensemble des particularités
moléculaires résultant de l'expression de son génome.
- Certaines molécules exprimées sur ses membranes cellulaires
constituent des marqueurs de son identité: groupes sanguins par
exemple et surtout système HLA.
- Le système CMH (HLA chez l'homme) correspond à une
famille de protéines membranaires que code un groupe de gènes liés, très
polymorphes. Malgré ce polymorphisme, ces protéines présentent un fort
degré de similitude chez les individus d'une même espèce. Ce système
participe directement au déclenchement de réactions immunitaires.
- Le système CMH (HLA chez l'homme) participe directement au
déclenchement des réactions immunitaires. On indiquera son existence
sans étudier les structures du système CMH.
- Le non-soi est constitué par toutes les molécules différentes du
soi qui, apparues dans l'organisme, entraînent des réactions
immunitaires non spécifiques ou spécifiques. Dans ce dernier cas,
l'élément du non-soi reconnu est nommé antigène ; il est le plus
souvent macromoléculaire et porte de nombreux déterminants
antigéniques.
- Le non-soi provient du milieu environnant ou d'une modification des
molécules du soi.
2. Bases de l'immunocompétence.
Origine des cellules immunitaires.
- Les cellules du système immunitaire sont issues de
la moelle osseuse. Ce sont des leucocytes circulants et tissulaires parmi
lesquels on distingue des cellules impliquées dans les aspects spécifiques
des réactions: les lymphocytes.
- Les lymphocytes acquièrent leur capacité à
distinguer le non-soi - leur immunocompétence - par une maturation dans les
organes lymphoïdes centraux : moelle osseuse pour les lymphocytes B, thymus
pour les lymphocytes T.
Caractéristiques des récepteurs lymphocytaires.
- L'acquisition de l'immunocompétence correspond, pour chaque
lymphocyte, à l'expression membranaire de récepteurs spécifiques
d'un déterminant antigénique donné : anticorps membranaires pour
les lymphocytes B, récepteurs T pour les lymphocytes T.
- Les récepteurs des deux types de lymphocytes sont constitués de
plusieurs chaînes polypeptidiques présentant des segments constants
et des segments variables; ces derniers correspondent aux sites de
reconnaissance des déterminants antigéniques.
- La diversité des récepteurs exprimés par l'ensemble des
lymphocytes permet la reconnaissance de plusieurs centaines de
millions d'antigènes différents: elle constitue le répertoire
immunologique.
- Les récepteurs B peuvent reconnaître un antigène isolé. Les
récepteurs T reconnaissent le soi modifié, constitué par des
déterminants antigéniques associés à des protéines du HLA, ou,
dans le cas des allogreffes, des molécules HLA du donneur.
Formation et sélection des clones
immunocompétents.
- La maturation des lymphocytes conduit à
l'apparition de clones possédant des spécificités très variées. Ceux
qui reconnaissent le soi étant éliminés ou bloqués (tolérance au soi),
les autres sont ainsi sélectionnés. Ils constituent les populations
lymphocytaires immunocompétentes qui contrôlent le maintien des
caractéristiques moléculaires du soi d'un individu.
- Le dérèglement du système immunitaire peut
conduire à l'apparition d'effets pathologiques variés : maladies
auto-immunes, cancers.
3. Déroulement de la réponse immunitaire.
Aspects non spécifiques de la réponse immunitaire.
- La réponse immunitaire, dans ses aspects non spécifiques, peut
avoir lieu dans tout l'organisme; elle est caractérisée par la
phagocytose de tout élément du non-soi et son élimination ; elle
permet d'induire la réponse immunitaire spécifique.
Aspects spécifiques de la réponse immunitaire.
- La réponse immunitaire, dans ses aspects spécifiques, est induite
dans tous les organes lymphoïdes périphériques (rate, ganglions
lymphatiques...) colonisés par les cellules immunocompétentes.
- Cette réaction met en jeu :
- Des processus de reconnaissance spécifiques intéressant tant
la phase d'induction que la phase effectrice de la réponse.
- Des comunications intercellulaires dans lesquelles les
lymphocytes T4 ont un rôle central :
- Par contact direct avec les macrophages;
- Par libération de messager chimiques.
- Les interleukines, entraînant l'expansion clonale des
cellule sélectionnées et leur différenciation en
plasmocytes producteurs d'immunoglobulines (réponses à
médiation humorale) et lymphocytes T cytotoxiques (réponses
à médiation cellulaire).
- Des mécanismes effecteurs aboutissant à la neutralisation des
antigènes ou à la destruction des cellules qui les portent, soit
par activation du complément soit directement par contact avec
des lymphocytes T cytotoxiques.
- Dans tous les cas, la phagocytose des produits de neutralisation
et de destruction est activée; une réaction inflammatoire
l'accompagne. Les clones T4 et certains clones B constituent les
supports de la mémoire immunitaire, dont le principe est
exploité dans la vaccination et certains tests de dépistage.
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3ème Partie : ASPECT DU
FONCTIONNEMENT DU SYSTEME NERVEUX
1. Les propriétés intégratrices des centres
nerveux et le fonctionnement des neurones.
Un exemple de motricité somatique : le réflexe de posture.
- La motricité somatique assure le maintien de la posture, notamment par
des mécanismes réflexes ; parmi ceux-ci le réflexe myotatique joue un
rôle prépondérant.
- A chaque instant, les centres nerveux traitent les multiples messages qui
leur parviennent et élaborent des messages efférents entraînant une mise
en jeu coordonnée d'organes effecteurs déterminés.
- Les messages nerveux sont transmis en permanence dans l'organisme par des
chaînes de neurones organisées en réseaux.
Mécanismes sous-tendant la genèse de signaux nerveux : les potentiels
d'action.
- Le traitement des informations par un centre nerveux est rendu possible
par le fait que tous les messages qu'il reçoit ou émet sont constitués de
potentiels d'action.
- La genèse de potentiels d'action repose sur l'existence d'un potentiel
dit de repos, propriété commune à toutes les cellules.
- Les neurones émettent un potentiel d'action si leur membrane est
dépolarisée jusqu'à une valeur seuil : le seuil de dépolarisation.
- Par l'intermédiaire de courants locaux, le potentiel d'action est
constamment régénéré lors de la conduction le long d'une fibre : il
conserve ainsi toutes ses caractéristiques.
Les phénomènes ioniques à la base du potentiel d'action.
Le potentiel d'action résulte, pour l'essentiel, d'un changement
temporaire de la perméabilité membranaire aux ions Na+, à l'ouverture puis à
la fermeture séquentielles de protéines membranaires : les canaux ioniques
voltage-dépendants.
Genèse du message nerveux au niveau d'un récepteur sensoriel.
- L'originalité d'un récepteur sensoriel réside dans son aptitude à
réagir à un stimulus déterminé, avec une très grande sensibilité.
- Il en résulte une modification du potentiel membranaire, le potentiel de
récepteur, graduable en fonction de l'intensité du stimulus. Si ce
potentiel de récepteur dépasse le seuil de dépolarisation, il en résulte
la genèse de potentiels d'action.
- Le message nerveux se traduit, au niveau d'une fibre nerveuse, par une
succession de potentiels d'action, d'amplitude constante, dont la fréquence
code l'intensité de la stimulation.
Caractéristiques du fonctionnement des synapses.
- Le message conserve ses caractéristiques lors de la conduction le long de
la fibre.
Le message nerveux est transmis d'un neurone à d'autres ou à des cellules
effectrices par des synapses.
- Au niveau d'une synapse, le message nerveux pré synaptique codé en
fréquence de potentiels d'action est traduit en message chimique codé en
concentration de neurotransmetteur.
- La fixation des molécules du neurotransmetteur aux récepteurs de la
membrane postsynaptique induit un changement du potentiel membranaire nommé
potentiel postsynaptique, excitateur ou inhibiteur.
- L'action des molécules du neurotransmetteur est très fugace, ce qui
autorise une modulation très fine de l'activité du neurone postsynaptique.
Sommation spatiale et sommation temporelle au niveau neuronique.
- Dans un centre nerveux, chaque neurone reçoit au niveau de ses dendrites
et du corps cellulaire, de multiples afférences, les unes excitatrices, les
autres inhibitrices, provenant de très nombreux neurones. Il réalise une
sommation spatiale et temporelle des multiples messages qu'il reçoit. Il en
résulte un potentiel postsynaptique global qui varie à chaque instant;
s'il dépasse le seuil de dépolarisation au niveau du segment initial de
l'axone, il naît un message codé en fréquence de potentiels d'action.
Bilan de l'activité du centre nerveux.
- Au cours du fonctionnement des réseaux neuroniques supports des
réactions comportementales, le traitement des messages au niveau des
multiples synapses en jeu est tel que les motoneurones innervant les muscles
et assurant la réaction sont excités, tandis que ceux des muscles
antagonistes sont inhibés. C'est ce qui explique la mise en jeu coordonnée
des organes effecteurs.
2. L'activité cérébrale.
- La motricité dirigée.
- L'encéphale est une structure privilégiée et
protégée du traitement de l'information. Le cerveau présente un très
grand nombre de neurones dont les interconnexions sont en nombre
considérable. Les comportements moteurs sont déclenchés par des
stimulations venues de l'extérieur et de l'intérieur de l'organisme,
intégrées à différents niveaux de l'encéphale.
- La réalisation d'un mouvement intentionnel
nécessite une intégration permanente des informations sensitives aux
commandes motrices dans les neurones des centres nerveux. Le déclenchement
de l'activité gestuelle met en jeu des centres sous-corticaux et
cérébelleux.
- Une phase réflexe lente d'ajustement sensori-moteur
implique le cortex et le tronc cérébral.
- Le cortex avec ses afférences sensorielles est
prépondérant dans l'affinement terminal du mouvement.
3. Aspects biochimiques du fonctionnement
nerveux.
- De nombreux neurotransmetteurs interviennent dans le fonctionnement
nerveux.
- La connaissance des aspects biochimiques du fonctionnement nerveux
contribue à la compréhension des comportements humains et induit des
applications médicales.
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4ème Partie :
FONCTIONNEMENT D’UN SYSTEME DE REGULATION
1. Régulation des taux d'hormones sexuelles.
Régulation du taux des hormones sexuelles mâles.
- Le maintien d'un taux sensiblement constant
d'hormones sexuelles mâles, indispensable au bon déroulement de la
reproduction sexuée, est déterminé et réglé par le complexe
hypothalamo-hypophysaire.
- La testostérone entretient les caractères sexuels
primaires et secondaires et contribue à la production de spermatozoïdes :
sa sécrétion continue par les cellules interstitielles des testicules
compensant sa désintégration permanente, est indispensable à la
réalisation de la reproduction sexuée.
- Cette sécrétion, ainsi que la gamétogenèse, sont
déterminées par la production continue des gonadostimulines hypophysaires
- FSH et LH - induite par la sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone
hypothalamique.
- Les variations du taux de testostérone sont
détectées par le complexe hypothalamo-hypophysaire qui adapte en
conséquence la sécrétion des gonadostimulines : les variations du taux de
testostérone sont ainsi compensées.
Caractéristiques d'un système de régulation.
- Tout système de régulation implique au moins : des capteurs, un système
de transmission de l'information et des organes effecteurs. Les capteurs
détectent, à chaque instant, les variations du paramètre physiologique à
régler. Ils émettent des messages, finalement transmis aux organes
effecteurs.
- Dans le cas de la régulation du taux d'hormones
mâles, la réaction ramène la valeur de la variable à la valeur de
référence (rétroaction négative).
- Expliciter de façon générale la notion de
rétrocontrôle négatif et positif.
Régulation du taux des hormones sexuelles femelles.
- Chez la femelle, le complexe hypothalamo-hypophysaire détermine et règle
de façon cyclique la sécrétion des hormones ovariennes, ce qui a pour
conséquence le fonctionnement cyclique des organes cibles de ces hormones.
Cette coordination aboutit à réunir les conditions optimales d'une
fécondation et d'une nidation.
- L'évolution cyclique des follicules ovariens entraîne la sécrétion
également cyclique des œstrogènes et des progestagènes. Les organes
cibles de ces hormones, utérus en particulier, évoluent donc, aussi, de
façon cyclique. Au moment de l'ovulation, l'organisme de la femelle est
prêt à la fécondation.
- Cette évolution, donc la production des hormones ovariennes, est sous le
contrôle de la sécrétion des gonado-stimulines hypophysaires -FSH et LH-
elle- même permise par la sécrétion pulsatile de Gn RH, neurohormone
hypothalamique. L'événement majeur du cycle est la libération brutale de
LH, qui provoque l'ovulation.
Caractéristiques du système de régulation des taux d'hormones femelles
(variations cycliques).
- Le caractère cyclique de la sécrétion des gonadostimulines
hypophysaires est lié à des rétroactions négatives et positives entre
ovaire et complexe hypothalamo-hypophysaire. En particulier, comme chez le
mâle, celui-ci capte à chaque instant les variations du taux des hormones
produites par les gonades, et adapte en conséquence la sécrétion des
gonadostimulines.
- Dans le cas de la régulation des taux d'hormones femelles, un jeu de
rétroactions positives et négatives permet d'adapter les valeurs aux
besoins physiologiques.
- L'activité du complexe hypothalamo-hypophysaire, centre intégrateur des
messages nerveux et hormonaux, peut être modulée par des messages nerveux
engendrés par des stimulus externes: l'activité reproductrice des
mammifères est influencée par des facteurs de l'environnement, de façon
variable selon les espèces.
Applications médicales.
- Les connaissances acquises dans le domaine de la régulation du taux des
hormones sexuelles ont rendu possible la mise au point de méthodes
permettant d'assurer la maîtrise de la reproduction (contraception orale,
FIVETE. . .).
2. Régulation neuro-hormonale de la pression
artérielle.
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5ème Partie : HISTOIRE ET
EVOLUTION DE LA TERRE ET DES ETRES VIVANTS
(10 SEMAINES)
1. Aspects de l'histoire et de l'évolution de la
terre
(2 semaines)
L'exploitation des données actuellement disponibles
conduit les astrophysiciens à la conception suivante :
- La formation de notre univers remonte à 15
milliards d'années.
- Une explosion initiale a été suivie d'une phase
d'expansion qui se poursuit actuellement.
- L'univers, d'abord homogène, dense et très chaud,
est devenu hétérogène, avec :
- la formation des éléments chimiques, atomes et
molécules,
- la naissance des étoiles et des planètes.
Formation de la terre et premières étapes de l'évolution de la vie.
- La radioactivité de certains éléments des
minéraux des roches permet de calculer leur âge absolu.
- L'ensemble du système solaire, dont la terre, s'est formé il y a environ
4,5 milliards d'années. Constituée progressivement par accrétion, la
terre s'est différenciée en enveloppes concentriques selon la densité de
ses constituants.
- Un dégazage de la planète, la condensation de l'eau, donnent naissance
à l'hydrosphère et à une atmosphère dépourvue de dioxygène mais riche
en dioxyde de carbone.
- Quelle qu'en soit l'origine (terrestre ou extra-terrestre), la terre
primitive était riche en molécules prébiotiques. Le mécanisme du passage
de ces molécules à la cellule est encore très problématique.
- L'apparition des premiers êtres vivants - probablement des bactéries -
attestée notamment par les roches auxquelles ils ont donné naissance, a
lieu dans l'hydrosphère.
- Le dioxyde de carbone atmosphérique est progressivement fixé par les
êtres vivants. La photosynthèse apparaît et produit du dioxygène,
d'abord fixé dans les roches puis libéré dans l'atmosphère. La
composition de celle-ci est ainsi modifiée.
- Une partie du dioxygène libéré forme de l'ozone, constituant
progressivement en haute atmosphère une couche qui protége les êtres
vivants des rayons ultraviolets à courte longueur d'onde.
- L'augmentation du taux atmosphérique de dioxygène jusqu'au niveau actuel
permet la respiration aérienne.
- Une liaison étroite existe entre les premiers stades de l'évolution des
êtres vivants et les modifications de l'atmosphère terrestre.
La reconstitution de l'histoire géologique.
- La dynamique des masses continentales.
- Du fait de la dynamique du globe, les masses
continentales ont occupé des positions différentes au cours des temps
géologiques.
- L'étude du paléomagnétisme, associée à d'autres
méthodes, permet d'établir leur position à une époque donnée.
- Les déplacements relatifs des continents,
rassemblés ou séparés, modifient les circulations océaniques et
atmosphériques, les climats, les biotopes et la répartition des êtres
vivants.
Les roches, produits et témoins du temps.
- Les déplacements relatifs des masses continentales créent de
nouvelles conditions thermodynamiques qui induisent des déformations et la
genèse de nouveaux minéraux.
- L'étude des fossiles stratigraphiques renseigne sur l'âge des roches
et sur la chronologie des phénomènes.
- Les minéraux des roches reflètent les conditions thermodynamiques qui
ont présidé à leur formation.
- L'étude de la durée ou de la vitesse actuelle des phénomènes permet
d'appréhender la durée des événements géologiques anciens.
2 - Changements géologiques et modifications de la
biosphère.
(Exemple: la crise crétacé-paléocène.)
Disparition, apparition, expansion et diversification des espèces et des
groupes ; crises et coupures géologiques.
- Des espèces disparaissent, d'autres apparaissent en permanence.
- Des périodes de crises sont marquées par des extinctions massives
d'espèces et de groupes systématiques, attestées par l'absence de
fossiles correspondant dans les strates plus jeunes. Ces crises sont
utilisées pour marquer des coupures dans les temps géologiques.
- La crise crétacé-paléocène est marquée par la disparition totale, il
y a 65 millions d'années, des dinosaures, ammonites, de la majorité des
espèces du plancton marin. On a fait de cette crise la limite entre les
éres secondaire et tertiaire.
- Certaines formes, familles, genres, espèces (insectes, foraminifères,
reptiles, poissons, mammifères, plantes à fleurs...) survivent à la
crise. Ils se diversifient très rapidement dés le début du tertiaire
(apparition, par exemple, des premiers primates) en occupant à nouveau
toutes les niches écologiques.
Des causes géologiques en discussion.
- Des modifications brutales des conditions physico-chimiques de la
planète (climats, pluies acides, éclairement...) ont accompagné les
disparitions et changements dans la faune et la flore, à la limite
mésozoique-cénozoique. Les changements physico-chimiques et les
changements biologiques sont attribués à des causes géologiques en
discussion (impact d'un ou plusieurs astéroïdes, volcanisme
paroxystique...). Les arguments développés s'appuient sur des datations de
roches, des observations et des études de fossiles et de microfossiles,
d'affleurements, de minéraux, d'éléments chimiques, ainsi que sur le
paléomagnétisme et la reconstitution du mouvement des plaques.
3. L'évolution de la vie
Relations de parenté entre les êtres vivants.
- L'échelle stratigraphique, couplée avec les mesures de radioactivité,
permet de connaître le cadre temporel de l'évolution de la vie.
- Unité et diversité du monde vivant ; explication des faits observés.
- L'évolution est la seule explication scientifique qui rende compte des
constats: unité, diversité du monde vivant et changements ayant eu lieu au
cours des temps géologiques.
- L'évolution implique une filiation entre les espèces; les espèces
actuelles dérivent d'ancêtres communs plus ou moins éloignés dans le
temps; une origine commune à toutes les espèces est hautement probable.
Etablissement de phylogénies.
- Des relations de parenté entre les êtres vivants peuvent être
proposées à partir de l'étude de caractéristiques morphologiques,
anatomiques et embryologiques d'organismes actuels et fossiles.
- La recherche des parentés s'appuie également sur des comparaisons, au
niveau moléculaire, de séquences de gènes homologues ou de produits de
l'expression de ces gènes.
- La prise en compte des résultats obtenus par ces
diverses méthodes contribue à établir des phylogénies.
Mécanismes de l'évolution.
- Innovation génétique, conservation de l'innovation génétique.
- Des accidents génétiques sont source d'innovations :
- Les mutations jouent un rôle fondamental et sont à l'origine des
différents allèles d'un gène; typiquement spontanées, non
orientées, elles interviennent avec une faible fréquence mais peuvent
toucher de nombreux gènes et devenir plus nombreuses sous l'influence
de certains facteurs du milieu.
- Des duplications géniques peuvent intervenir et une évolution
divergente des duplicata produits peut expliquer l'apparition de gènes
nouveaux.
- Des gènes nouveaux peuvent aussi résulter de la duplication et de la
réassociation de fragments de gènes préexistants.
- La reproduction sexuée, en assurant la transmission aléatoire des
allèles et gènes nouveaux, favorise les combinaisons allèliques
originales.
- Si certaines mutations sont neutres, d'autres s'expriment et peuvent
même avoir des conséquences importantes, surtout si ce sont des gènes
du développement qui sont touchés. Les innovations génétiques
peuvent se traduire ou non dans le phénotype.
- La sélection naturelle, s'exerçant sur des populations soumises à
des conditions de milieu différentes, privilégie la conservation des
allèles ou associations allèliques favorables dans les conditions
écologiques du moment.
- Isolement reproductif et spéciation.
- La spéciation ou naissance d'espèces nouvelles
à partir d'une espèce mère implique l'isolement reproductif entre des
populations de l'espèce mère considérée.
- L'isolement reproductif, donc la spéciation,
peut résulter de modifications génétiques indépendantes du milieu,
ou d'une divergence génétique lors de la séparation géographique de
populations de la même espèce.
4. Evolution biologique et changement de
l'environnement : la lignée humaine
L'hominisation.
- L'hominisation est l'acquisition progressive des caractéristiques
morphologiques et culturelles de la lignée humaine, ainsi que du langage.
- Les caractères morphologiques, anatomiques, culturels qui distinguent
l'homme se sont mis en place à travers l'individualisation rapide de formes
humaines: certains australopithèques, homo habilis, homo erectus, homo
sapiens.
Les aspects chromosomiques de l'hominisation.
- Une grande parenté existe entre le matériel génétique de l'homme
actuel et celui des singes anthropomorphes. Elle induit l'idée qu'il existe
entre eux des relations phylogéniques.
- Une modification de certains gènes de régulation,
en relation avec des changements d'habitat, pourrait être intervenue dans
l'évolution humaine.
Evolution humaine et environnement.
- Des méthodes d'étude permettent de reconstituer les
paléoenvironnements dans lesquels la lignée humaine a évolué au
quaternaire.
- L'homme contribue aux modifications actuelles de l'atmosphère, de
l'hydrosphère, de la lithosphère et de la biosphère. Elles sont, en
partie, limitées par l'effet tampon des grandes masses des enveloppes
superficielles.
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